les bonnes manières de l Envoyé d'Allah saws

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les bonnes manières de l Envoyé d'Allah saws

Message par siheme le Mer 21 Mai 2008, 09:35

assalam alikoum wr Allah wb

Le Prophète était d’un abord doux et plein de délicatesse. Il ne s’adressait à aucun homme en employant un langage qu’il n’aimait pas. Ceci par pudeur et noblesse d’âme.

Aïsha —que Dieu soit satisfait d’elle— rapporte ceci: Lorsqu’on rapportait au Prophète quelque chose de détestable sur quelqu’un il ne disait pas: Pourquoi un tel dit ceci? Mais il disait: Pourquoi certaines personnes font ou disent ceci. Il interdisait donc l’acte répréhensible sans nommer son auteur.

Anas rapporte qu’un homme était entré auprès du Prophète et avait des tâches jaunes sur son vêtement. Il ne lui avait rien dit car il n’opposait à aucun homme ce qui pouvait le gêner. Mais, après son départ, le Prophète (paix et salut sur lui) s’adressa à l’assistance: "Et si l’un de vous lui conseillait de les laver?" Dans une autre version: "de les effacer" Ainsi le Prophète n’avait rien dit devant les gens, pour ne pas mettre l’homme mal à l’aise.

‘Aïsha rapporte encore, dans les Recueils de Hadîths Authentiques: "Le Prophète n’était ni pervers, ni grossier, ni criard dans les marchés. Il ne répondait pas au mal par le mal, mais il pardonnait et ne tenait pas rigueur." (C’est-à-dire, n’était pas rancunier).

D’ailleurs, ce trait de caractère se trouvait rapporté dans sa description contenue dans la Torah, d’après ‘Abdullâh Ibn Salam et ‘Abdullâh Ibn Amrû Ibn al-’Ass.

Ajoutons à cela que, par pudeur, il ne fixait pas du regard et usait de métonymie lorsqu’il était obligé de parler de ce qu’il n’aimait pas.

S’agissant de sa bonne compagnie et de sa politesse avec les diverses catégories de créatures, c’est une donnée que les Traditions authentiques confirment avec abondance.

Ainsi, ‘Alî —que Dieu soit satisfait de lui— rapporte au sujet de la personnalité du Prophète : De tous les hommes il était le plus tolérant, le plus véridique, le plus affable et le plus noble dans sa compagnie.

Abû-l-Hassan ‘AIî Ibn Musharriq al-Anmatî m’a rapporté ceci (dans ce qu’il m’a autorisé à diffuser de son enseignement) de Qays Ibn Sa’d:
‘L’Envoyé de Dieu nous a rendu visite... Il nous a parlé puis, à la fin de sa visite et lorsqu’il voulut partir, Sa’d lui apporta un âne sur lequel il mit une couverture. L’Envoyé de Dieu monta sur le dos de cet âne. Il apprivoisait facilement les bêtes et ne les effarouchait pas. Puis Sa’d dit à son fils: Ô Qays ! Accompagne l’Envoyé de Dieu ! Et Qays d’ajouter: L’Envoyé de Dieu m’a dit: Monte ! Comme j’ai refusé, il m’a dit: Ou bien tu montes ou bien tu t’en vas. Et je suis parti (car je n’osais pas partager sa monture)."


En général, il honorait l’homme le plus important de chaque groupe ou tribu et lui confiait la responsabilité des siens. Il mettait en garde les gens et faisait attention à eux, sans leur cacher sa gaîté et son bon caractère.

Il s’enquerrait de ses Compagnons et accordait à ceux qui le fréquentaient la place qui leur revenait. Ainsi, celui qui s’asseyait à ses côtés, ne pensait jamais qu’il puisse y avoir un autre individu plus noble à sa place. Envers tout homme qui le fréquentait ou qui l’approchait pour quelque chose, il se montrait patient jusqu’à ce qu’il parte et le quitte de lui-même. Et pour celui qui lui demandait une chose, il ne le renvoyait qu’avec cette chose ou avec des propos agréables. Sa bonté, son caractère sublime et son affection couvraient unanimement tous les hommes car, au regard de la vérité, ils sont tous égaux.

Voilà comment le décrivait Ibn Abî Hâla:

"Il était souriant en permanence, affable, d’un abord facile, doux et agréable à fréquenter. Il n’était ni dur, ni grossier, ni criard, ni pervers, ni diffamateur, ni flatteur. Il fermait les yeux sur ce qu’il n’aimait pas et il ne donnait pas à désespérer."

Allah—qu’Il soit exalté— a dit:


Tu as été doux à leur égard par une miséricorde de Dieu. Si tu avais été rude et dur de coeur, ils se seraient séparés de toi..." (Coran III- 159)


Il a dit encore:


Repousse le mal par le bien. Nous connaissons parfaitement ce qu’ils inventent"
(Coran XXIII-96)


Il répondait favorablement à l’invitation, acceptait les cadeaux et les présents et les récompensait même s’il s’agissait de quelque chose de peu de valeur.

De son côté Anas a affirmé: J’ai servi l’Envoyé de Dieu pendant dix ans. Il ne m’a jamais dit: "Ouf’ et il ne m’a jamais dit pour une chose que j’ai faite: pourquoi l’as-tu faite, et pour une chose que j’ai négligée: pourquoi l’as-tu négligée?

Aïsha —que Dieu soit satisfait d’elle— disait: Jamais personne n’a eu un meilleur caractère que l’Envoyé de Dieu. Aucun de ses Compagnons ou des gens de sa maison ne l’invitait sans qu’il lui dise: Me voici.

De même, Jâbir lbn ‘Abdullâh a affirmé: Jamais, depuis que j’ai embrassé l’islam, l’Envoyé de Dieu ne s’est voilé à moi (c’est-à-dire, ne m’a tenu à l’écart) et il ne m’a jamais rencontré sans me sourire.

De même, ‘Abdullâh Ibn al-Hârith disait: Je n’ai jamais vu un homme plus souriant que l’Envoyé de Dieu.

Il plaisantait avec ses Compagnons, se mêlait à eux et leur parlait, cajolait leurs enfants et les faisait asseoir sur ses genoux, répondait à l’invitation de l’homme libre et de l’esclave, de la servante et du nécessiteux, rendait visite aux malades les plus éloignés dans Médine et acceptait l’excuse de celui qui en présentait.

Anas disait encore:

"Jamais l’Envoyé de Dieu n’a éloigné son oreille de quelqu’un qui lui parlait, tant que celui-ci n’éloignait pas sa tête. Jamais il n’a retiré sa main de celle de l’homme qui la lui tenait, tant que celui-ci ne la retirait pas en premier et on ne l’a jamais vu allonger ses jambes devant un homme assis en face de lui ou au milieu de ses Compagnons pour ne gêner personne. Il commençait le premier par saluer celui qu’il croisait et tendait le premier sa main pour saluer ses Compagnons, car il y a plus de mérite en cela.Il honorait celui qui accédait auprès de lui et il lui arrivait même de déployer son habit pour qu’il y prenne place, de lui donner son oreiller personnel sur lequel il s’adossait et de l’inviter avec insistance à l’utiliser s’il refusait. Il appelait ses Compagnons par les noms qui leurs étaient les plus agréables, pour les honorer."

L’on connaît encore ceci sur sa façon de discuter: Il ne coupait pas la parole de son interlocuteur tant qu’il estimait que celui-ci n’avait pas fini de s’exprimer. Puis, lorsqu’il considérait la discussion comme achevée, il y mettait un terme par un signe ou un geste, comme le fait de se lever.

On rapporte également que si un homme venait s’asseoir près de lui pour lui demander quelque chose pendant qu’il priait, le Prophète abrégeait sa prière pour s’occuper de lui, puis en ajoutait une autre après son départ. Et on sait qu’il a abrégé la prière en commun en entendant les cris d’un petit enfant.

Il était donc très accueillant, lorsqu’il ne recevait pas la révélation des versets coraniques ou ne prononçait pas des prônes et exhortations (auxquels cas il était entièrement occupé par sa tache).

Anas rapporte que les serviteurs de Médine apportaient leurs récipients remplis d’eau à l’Envoyé de Dieu une fois la prière du matin accomplie. Il trempait alors sa main dans chaque récipient qu’on lui présentait. Par ce moyen, ces serviteurs recherchaient à obtenir la bénédiction (al-baraka).

Extrait du "Kitab ach-Chifa'" du Qadhi 'Iyyad

barak Allahou fikoum
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