Histoire du Wahabisme (les anti-doctrinaux).

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Histoire du Wahabisme (les anti-doctrinaux).

Message par Musulmane le Mar 26 Mai 2009, 06:45


Salam aleikoum


Histoire du Wahabisme (les anti-doctrinaux) [1]


Après
avoir mis l'accent dans les premiers chapitres sur l'importance pour un
musulman (Muqallid) de suivre une doctrine pour préserver sa religion
et après avoir montré le danger de la mauvaise interprétation des
textes et définit les conditions de la fatwa en Islam sunnite, nous
abordons ici l'histoire et les bases d'un mouvement dangereux qui connaît une expansion vertigineuse surtout chez les jeunes,
profitant d'une situation politico socio-économique dégradée (du monde
musulman) et du manque d'autorité religieuse compétente et reconnue en
la matière.
Les wahhabites soutenus depuis leur apparition par les américains et
les britanniques ont su profiter du pétrodollar pour exporter leur
idéologie dans le monde
.





Doctrine des wahabbis et circonstances de leur apparition
Les wahhabis ne sont à la Mecque que depuis 1750.
Avant, les territoires sacrés étaient sous l'autorité religieuse de la
descendance du Prophète (paix et salut sur lui) et sous l'autorité
politique et administrative de la porte sublime (l'empire Ottoman). On
pratiquait alors librement les Mawâlîd (célébration de la naissance du
Prophète) dans la mosquée sacrée et on visitait sans restriction le
tombeau du Prophète (paix et salut sur lui)... Le « Kitâb al-Tawhîd »
ou " Traité de l'unicité divine " de Muhammad Ibn ‘Abd Al Wahhâb
An-nadjdî est considéré comme l'ouvrage de référence de la théologie
wahhabite. Le wahabbisme fait partie de ce que certains savants sunnite
spécialistes[2] appellent « As-salafiyya An-nassiyya[3] » ;
c'est-à-dire la « salafiyya »
qui se contente strictement du texte[4] et donc impose un traitement
juridique vertical à toute affaire, sans tenir compte du temps et de
l'espace (du contexte) (même pour les affaires à divergence connue et
les sujets d'actualité). Le Wahhabbisme se caractérise entre autre par
les points doctrinaux suivants:

* Vouloir imposer Un avis unique
même pour les sujets à divergence connue entre les savants (c'est à
dire qu'il ne peut y avoir, selon plusieurs auteurs Wahhabites, deux
avis ou plus recevables sur une question de l'Ijtihâd)


* Une interprétation littéraliste (exemple: beaucoup d'auteurs Wahhabites prétendent à Dieu des directions ou un lieu!! )

*Renier le fait qu'un musulman doit suivre une des quatre écoles (madhâhib),

*Permettre à tout Muqallid d'accéder à l'effort juridique
(Ijtihâd) sans considération des normes et règles émises par les
savants des quatre doctrines et autres (ce qui est très
dangereux),


*Étendre la notion d'innovation blâmable ou égarée à de nombreuses choses nouvelles, même licites
(sans considération des règles prescrites par les anciens savants de la
sunna pour distinguer les différents types d'innovation[5])


*Renier le tawassul
(voir ci dessus : chapitre sur le dogme correct/le tawassul : les
savants de la « salafiyya Fiqhiyya » rapportent eux, plus de dix sept
preuves découlant du Coran et de la Sunna à propos des mérites de la
supplication de Dieu par la faveur du Messager ou des saints vivants ou
morts)[6].


*Dire qu'ils sont « le groupe sauvé » et que tous ceux qui ne sont pas en accord avec eux sont des égarés ou du moins pas conformes aux "traces des salafs".

*Et surtout accuser les soufis, les ash‘arites et beaucoup de musulmans, de mécréance (kufr) et d'hérésie.


Les
wahabbis ont été soutenus et utilisés par les britanniques pour
contrôler l'Arabie et affaiblir l'empire ottoman (surnommé l'homme
malade à l'époque)...



Les
circonstances de leur apparition sont liées à un besoin de réforme
sociale et religieuse d'une société marquée à l'époque par les
superstitions et l'ignorance… Ils ont essayé donc de se baser sur leurs
propres efforts juridiques pour construire une doctrine puritaine qui
va jusqu'à nier les quatre doctrines reconnues par l'ensemble de la
Umma (communauté).

Ils ont été surtout favorisés par les tendances du nationalisme arabe (une identité arabe contre l'empire Ottoman)[7] .







Géopolitique et wahhabisme : de la formation à la « contamination » dangereuse du monde musulman
Le prophète de l'Islam (paix et salut sur lui) avait dit après avoir béni toutes les régions excepté le plateau du Nadjd: « Du Nadjd se lèvera la corne du Satan » [8] Le prophète (paix et salut sur lui) avait dit: il
sortira de Nadjd des gens qui ne comprenne du Coran que l'extérieur, le
sens du Coran ne parvient pas à leur cœur.....Ceci pour faire allusion
au Khawârij
[9]. A la base du wahhabisme se trouve
Muhammad Ibn ‘Abd al Whahhâb, théologien qui s'est dit sunnite fixé en
1739 en Arabie, où il se fait connaître par une prédication marquée par
le puritanisme, l'intolérance et une interprétation littérale du Coran.
Ses propos sont repris dans un traité, intitulé "Traité de l'unicité
divine"(KitâbAl-Tawhîd), dans lequel il rejette tout à la fois les
pratiques et la spiritualité chi‘ite ainsi que tout compromis avec la
modernité sociale. De fait, une telle pensée ne peut que provoquer
l'hostilité des populations, majoritairement chi‘ites.


Abd
al Whahhâb trouve cependant refuge auprès d'un chef local, nommé
Muhammad Al-Saoud, qu'il convertit à ses vues théologiques et
politiques. La descendance de ce personnage est elle même durablement
acquise au wahhabisme : elle se fixe comme programme l'établissement
d'une théocratie dite sunnite, ce qui revient à bâtir la cité de Dieu
décrite par le théologien, et passe de la théorie à la pratique après
avoir fondé le royaume d'Arabie Saoudite.


Le
wahabbisme a imposé ses principes archaïques et vidés de toute
spiritualité dans la majeure partie de l'Arabie – de la Mecque à Oman –
dès le début du dix-neuvième siècle. Mais au début du vingtième siècle,
son influence s'est peu à peu restreinte à la petite république du
Nedjd dont la capitale est Riyad. C'est cette petite république qui
deviendra, par la suite, le royaume d'Arabie saoudite (par fusion du
Nadjd et du Hedjaz). En Islam, les ‘ulamâ' : « docteurs de la loi
divine (sharî ‘atun) et de la doctrine (madhhab) » étaient consultés
par les « qâdi » (agents de l'autorité légale). On notera, à ce propos,
que les avis émis par les « docteurs de la loi divine » n'avaient pas
de valeur contraignante jusqu'au dixième siècle de l'ère chrétienne.
C'est à cette époque que les Turcs seljoukides s'emparent de Bagdad et
contraignent le calife ‘abbasside à leur attribuer le titre de Sultan.
Les « docteurs de la loi divine » en profitèrent pour réclamer (et
obtenir) le droit d'être seuls dépositaires de la loi. Les Ottomans
réorganisèrent l'ensemble des autorités religieuses sur cette base en
établissant une hiérarchie de « muftis », juristes à qui l'on demandait
des avis et qui promulguaient les « fatwa » après avoir consulté les «
docteurs ». Cette structure juridico religieuse fut abolie en 1924
(chute de l'empire Ottoman).


Le
fondateur de la dynastie des Saoud fut Muhammad ibn Saoud (né vers
1705, mort en 1785). Simple chef local (de la ville de Dâriya), il fut
influencé par Ibn ‘Abd Al-Wahhâb dont il propagera la doctrine intégriste et belliqueuse.
Il fut à la fois le gendre et le chef de guerre des Âl ‘Abd Al-Wahhâb.
Après sa mort, le wahhabisme se replia sur lui-même et ne refera parler
de lui qu'en 1902, lorsque el Wahhâb Abd-al-Aziz Ibn Saoud décréta la
lutte pour la protection du wahhabisme et contre l'influence turque.
Ibn Saoud parvint alors à étendre son influence sur les autres régions
de la péninsule arabique. Il s'empara de La Mecque en octobre 1924 et
chassa le roi Hussein du royaume du Hedjaz (avec l'appui des
Britanniques). Puis il obligea le roi ‘Ali, successeur de Husayn à
céder Djedda, la seule ville qu'il contrôlait encore. ‘Abd-al-‘Azîz
(Abdul ‘Azîz) Ibn Saoud se fera couronner roi d'Arabie à La Mecque en
1926.


Prince
de la dynastie wahhabite de Riyad, ‘Abd-al-‘Azîz Ibn Saoud vécut sa
jeunesse en exil à la cour de Koweït, sa famille ayant été chassée par
une lignée vassale. Dès 1902, âgé seulement de 22 ans, le jeune chef,
qui avait pris les armes contre les « usurpateurs », s'empara de la
capitale de Riyad, puis se proclama roi du Nedjd et Imâm des Wahhabites
(1904).

Avec
ses guerriers, il continua la lutte et conquit un accès à la mer, dans
la région de Bassorah, aux dépens des Turcs. Durant la Première Guerre
mondiale, il se mit du côté des Anglais, qui financèrent ses
expéditions. Vainqueur des Hachémites, il s'empara de La Mecque en 1924
et en chassa le shérif Husayn.



C'est la découverte d'immenses
réserves de pétrole dans le sous-sol de l'Arabie qui permettra à la
toute nouvelle dynastie des Saoud d'asseoir son pouvoir absolutiste et
théocratique
. Elle permit aussi aux Saoud de financer la propagande en faveur du wahhabisme, doctrine officielle du régime.
Le but avoué des Saoud est, en effet, d'imposer le wahhabisme à
l'ensemble des nations musulmanes et même au monde entier. Belliqueux
et conquérant, le wahhabisme est une doctrine ultraconservatrice et
résolument passéiste qui vise à maintenir les masses populaires dans l'ignorance des réalités scientifiques et philosophiques.


On
estime que les wahhabites sont au nombre de 8 à 10 millions, ce qui
représente bien peu de chose par rapport à l'ensemble des musulmans
(moins de 1% du total).
Mais ils disposent de ressources
financières considérables, sans doute égales ou supérieures à celles
dont disposent les autres mouvances islamiques. En plus, toutes les
mouvances islamiques se sont plus au moins « abreuvées » de la doctrine
Wahabbite grâce à la diffusion large et généreuse de leurs livres
(contre les soufis, contre la sainteté en Islam, contre l'intercession
(tawassul))









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Re: Histoire du Wahabisme (les anti-doctrinaux).

Message par Musulmane le Mar 26 Mai 2009, 06:45

Contre les soufis, les ash‘arites et les chi‘ites
La
légitimité de l'autorité des Al-Saoud est fondée sur l'expansion de la
doctrine wahhabite par la prédication (da‘wa), sous le contrôle de la
famille des Âl-Shaykh, descendants d'Ibn ‘Abd al-Wahhâb. Ce
prosélytisme militant mène progressivement à l'unification
politico-religieuse de l'Arabie centrale. En 1801, galvanisés par les
docteurs de la loi (oulémas) wahhabites, les bédouins mettent à sac
Kerbala, la ville sainte du chiisme, située au sud de la Mésopotamie.
Puis, deux ans plus tard, ils s'emparent de La Mecque, sous la conduite
de Saoud (1803-1814), petit-fils de l'émir fondateur de la dynastie,
qui succède à ‘Abdul-‘Azîz la même année. Lorsqu'il entre dans la
Grande Mosquée, Saoud fracasse lui-même les statues érigées par les
shérifs traités d'« idolâtres », plusieurs dizaines de corps de métiers
furent interdits car considérés comme hérétiques…. Face à ce
soulèvement contre l'autorité temporelle et spirituelle du califat
ottoman, la Sublime Porte ordonne aux différentes autorités locales de
tout mettre en œuvre pour enrayer l'expansion wahhabite et reprendre
les Lieux Saints de l'Islam. Mais rien ne semble pouvoir arrêter celui
qui va bientôt devenir Saoud le Grand. En 1808, son royaume s'étend, en
effet, sur la quasi-totalité de la péninsule arabique de la mer Rouge
au golfe Persique. Seul le sultanat ibadite de Mascate, situé au
sud-est de la péninsule, échappe à son contrôle.





Les points importants
Muhammad
Ibn ‘Abd Al Wahhâb est né en 1703 près de Riyad. Théologien formé à
l'école juridique hanbalite, il a commencé à prêcher vers 1740 un Islam
particulièrement intransigeant basé sur une interprétation littérale du Coran.
A la différence des quatre autres écoles juridiques sunnites, les
wahhabites ne reconnaissent que le Coran et la Sunna (tradition du
prophète) comme sources du droit. Le Kitâb al-Tawhîd ou " Traité de
l'unicité divine " d'Ibn ‘Abd Al Wahhâb peut ainsi être considéré comme
l'ouvrage de référence de la théologie wahhabite. Se heurtant aux
coutumes de ses contemporains (culte des saints, …) ainsi qu'aux
musulmans chiites, Ibn ‘Abd Al Wahhâb est contraint à l'exil et trouve
protection auprès d'un émir local, Muhammad Al Saoud, qui adopte
ensuite la doctrine wahhabite. En 1744, la famille ‘Abd Al Wahhâb et la
famille des Al Saoud concluent un pacte politico-religieux scellé par
un mariage, qui constitue le socle idéologique et politique de l'actuel
royaume d'Arabie Saoudite. Le mouvement wahhabite devient très
puissant, au point que ses disciples réussissent à s'emparer des villes
de Nadjaf et Kerbala en Irak, de Damas en Syrie ainsi que de La Mecque
et Médine dans le Hedjaz. Ils sont cependant battus en 1818 par l'armée
égypto-ottomane de Muhammad ‘Ali, pour le compte de la Sublime Porte.
Ainsi, les villes Saintes reviennent sous l'autorité d'Istanbul.

Entre-temps,
la dynastie des Saoud et le mouvement wahhabite avaient pris le
contrôle des territoires de l'intérieur de l'Arabie. Brièvement écartés
du pouvoir et mis en exil par une famille rivale, les Râshidi, ils
reviennent en force en 1901 sous la direction de ‘Abd Al-Azîz Ibn ‘Abd
Ar-rahmân, dit Ibn Saoud, et reconquièrent le Nedjd ainsi que les
Villes Saintes de La Mecque et Médine (arrachées aux Hachémites en
1926). Ils créent ensuite en 1932 le Royaume d'Arabie Saoudite.


Le
hanbalisme (réformé ou actualisé !) a conservé son statut d'école
juridique officielle du royaume d'Arabie Saoudite et le wahabbisme a
gardé sa place d'Iftâ (émission des avis juridiques) et de contrôle des
affaires religieuses.

Ce qu'il faut signaler c'est que les Muftis Wahhabis ont contredit l'école d'Ibn Hanbal dans plusieurs sujets.





L'exportation du Wahhabisme [10]
Depuis
les années soixante, la famille royale saoudienne et ses alliés
wahhabites s'emploient à une politique active de prosélytisme
international, propageant la conception wahhabite au delà des
frontières du royaume. Grâce aux importantes ressources financières
dont elle dispose, l'Arabie saoudite favorise l'idéologisation, selon
la conception wahhabite, d'Etats tels que le Pakistan et le Soudan.
Ainsi, l'Arabie Saoudite a financé directement ou indirectement la
création et le développement de mouvements islamistes radicaux poussant
parallèlement certains autres mouvements islamistes à une
radicalisation dogmatique et/ou politique. Du Daghestan à l'Algérie en
passant par l'Afghanistan, de nombreux groupes islamistes ont pu
bénéficier des largesses saoudiennes, ce qui ne veut pas dire que tous
les groupes qui ont reçu des financements du royaume saoudien se
réclament de la tendance wahhabite ou que ceux qui ont effectivement
adopté les préceptes du wahhabisme sont des mouvements importants ou
influents dans les sphères religieuses et politiques des Etats
musulmans.





[1]
Etude tirée de plusieurs références historiques dont : « Fiqh Ahmad Ibn
As-siddîq Al-ghumârî » (étude comparative) : auteur : Abî Muhammad
Al-hasan Ibn ‘Ali Al-kattânî Al-atharî : édition : Muhammad ‘Ali Bîdûn,
Dâr Al-kutub al-‘ilmiyya : Beyrouth Liban : p : 25-28. Amîn Ar-rayhânî
« Târîkhu Najd » : (3éme édition : dâr arrayhânî : Beyrouth, 1964) ;
Mustafa Talâs : « ath-thawra al-‘arabiyya Al-kubrâ (4éme édition, dâr
talâs, Damas, 1986) ; Mahmoud Shâkir : « at-târîkh al-islâmî »:
(première édition : al-maktab al-islâmî, tome 8 : Beyrouth). Abdel
‘Azîz a-shenâwî : « A-ddawlatu al-‘uthmâniyya dawlatun Muftarâ ‘alayhâ
» (première édition : maktabatu Al-anjilou al-misriyya, tome II : Le
Caire 1984). Pour mieux comprendre le mouvement Wahabbi :se référer
utilement à : « As-
â‘iq Al-ilâhiyya fî ar-radi ‘alâ al-wahhâbiyya wa man kaffara
al-muslimîna wa hakama bi riddatihim bi ghayri wajhi haqqin» (les
tonnerres divins pour répondre aux wahabbis et ceux qui traitent les
musulmans de mécréants (d'apostats) et d'innovateurs) du Sheykh
Sulaymân Ibn ‘Abdelwahhâb (le propre frère de Muhammad Ibn ‘Abdelwahhâb
) : aux éditions de l'institut Al-Azhar: Maktabatu At-tahdhîb, le Caire
. Voir aussi : As-salafiyya : marhalatun zamaniyyatun mubârakatun lâ
madhhabun islâmî : le salafisme est une période bénie (qui fait
allusion aux ancêtres pieux) et non pas une doctrine de l'Islam : une
bonne étude sur l'histoire du salafisme wahabbite moderne et son
idéologie : auteur : le Shaykh syrien Muhammad Saïd Ramadâne Al-bûti
:(en arabe et en français).



[2]
Voir « Ihtîfâl bi al-mawlid An-nabawî » du professeur Al-Bashîr
Al-mahmoudî : éd. : Al-matba‘atu wa al-warrâqatu Al-wataniyya :
Marrakech, 2006 : pages 36--39.



[3]
On trouve aussi sous cette catégorie : la « salafiyya at-taymiyya » et
la « salafiyya hanbaliyya » qui sont modérés et prennent en
considération les arguments des compagnons et des anciens savants : ils
reconnaissent le soufisme et la doctrine théologique du Ash‘arisme. La
deuxième catégorie de salafisme est la « salafiyya fiqhiyya » qui
représente une continuité et une concordance avec la logique et les
instruments juridiques des quatre doctrines : donc pour elle, il y a un
traitement juridique horizontal et vertical des affaires (qui prend en
considération les variables du temps et de l'espace tout en restant lié
au texte traditionnel et sa finalité : en utilisant les règles
prescrites par les compagnons et par les quatre doctrines pour
l'Ijtihâd).. Même référence page 40.


[4]
Leur doctrine repose sur leur interprétation personnelle du Coran et de
la Sunna. Le wahabbisme se considère comme un mouvement et non pas
comme une doctrine mais la réalité et l'impact de ses fatwa fait qu'il
ne peut qu'être classé comme doctrine, voir même comme une idéologie
dangereuse.


[5] Voir le chapitre du dogme correct/ la définition de l'innovation en Islam.

[6]
A propos de ce sujet on conseille une référence très utile : il s'agit
d'un petit traité du grand savant et Imâm Abdellah Ibn As-seddîq
Al-ghumârî : « Ithâf Al-athkiyâ fî jawâz At-tawwassul bi al-anbiyâ wa
al-awliyâ ».


[7]
L'empire Othoman représentait (bien que turque et non arabe donc non
qurayshite) la Khilâfa islamique chez les savants sunnites de l'époque.


[8]
Rapporté dans le Sahîh al-Bukhârî : Hadîth 558 (p 108) le livre de la
prière pour obtenir la pluie dans « le sommaire du sahih al-bukhârî »
Tome I, par L'Imam Zein Ed-Dine Ahmed ibn Abdul-Latif A-Zoubaidi.


[9]
Rapporté par Al- Bukhârî dans son chapitre sur les sectes égarées. Les
Khawârij sont apparus suite au différent entre ‘Ali (que dieu l'agrée)
et Mu‘âwiya (que Dieu l'agrée) ...Ils ont décidé de tuer ‘Ali et
Mu‘âwiya. Les Khawârij ont été qualifiés par le Prophète (paix et salut
sur lui) comme étant des gens qui faisaient beaucoup d'actes cultuels
-même beaucoup plus que les compagnons eux même-, mais que suite au
fait qu'ils interprétaient le Coran au premier degré, leurs cœurs
étaient fermés et le Coran n'atteignait pas leurs coeurs: ‘Ali (que
Dieu l'agrée) les a combattu pendant toute la période de sa Khilâfa car
ils représentaient une vrai menace pour la foi et leur interprétation
des textes étaient superficielles et très dangereuses…Ils étaient
derrière l'assassinat et la mutilation de plusieurs de grands
compagnons : car les Khawârij considéraient ceux qui n'étaient pas
d'accord avec eux, comme des mécréants… (Voir le chapitre des sectes
égarées)


[10]
Les livres du wahhabisme sont largement répandus (des auteurs comme Abû
bakr Al-jazâirî ou Al-albânî,vont même jusqu'à réfuter certains hadîth
du Sahîh Al-bukhârî…) Quelques ouvrages wahabbis de référence sont
parfois distribués gratuitement dans les mosquées. Les programmes
scolaires de l'éducation islamique dans plusieurs pays musulmans depuis
les années 80, comportent les bases de la doctrine wahhabite enseignée
aux élèves. source: l'essentiel de la religion musulmane



source: L'essentiel de la religion musulman, Ibn Ashir.

http://salafi.xooit.fr/t88-Histoire-du-wahabisme-les-anti-doctrinaux.htm

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