Critique de la subdivision du tawhîd en ulûhiyyah et en...

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Critique de la subdivision du tawhîd en ulûhiyyah et en...

Message par Musulmane le Lun 25 Mai 2009, 23:58



Critique de la subdivision du tawhîd en ulûhiyyah et en rubûbiyyah



L’érudit Abû Al-Mahâsin Jamâl Ad-Dîn Yûsuf Ibn Ahmad Ad-Dijwî, décédé en 1365 A.H., dit :

Nous
avons reçu de nombreuses questions au sujet de tawhîd ar-rubûbiyyah et
de tawhîd al-ulûhiyyah [1] : Quelle est leur signification ? Quelles en
sont les implications ? Qui les a distingués ? Quels arguments
soutiennent ou infirment la justesse de ces notions ?





Nous répondons — sachant que tout succès vient d’Allâh — :


L’auteur
de cette thèse, réputé pour l’avoir soutenue, est Ibn Taymiyah, qui dit
: « Les Messagers n’ont été envoyés que pour promouvoir tawhîd
al-ulûhiyyah, c’est-à-dire la vocation exclusive de l’adoration à
Allâh. Quant à tawhîd ar-rubûbiyyah, qui consiste à croire qu’Allâh est
le Seigneur et le Gérant des mondes, nul ne l’a contesté parmi les
polythéistes et les musulmans, comme le prouve la Parole du Très-Haut :
« Si tu leur demandes qui a créé les cieux et la terre, ils répondront
: Allâh » [2]. »



Puis
les tenants de cette opinion ont ajouté : « Ceux qui usent du tawassul
[3] par le biais des Prophètes et des saints, demandant leur
intercession et les invoquant lors des épreuves, en sont des
adorateurs. Ce sont des hérétiques, en vertu du fait qu’ils croient à
la divinité (ulûhiyyah) de ces idoles, des Anges et du Christ. Ce n’est
pas en croyant à la seigneurie (rubûbiyyah) de ces idoles qu’ils ont
sombré dans l’hérésie mais en se détournant du tawhîd al-ulûhiyyah par
le culte qu’ils vouent à ces choses. Ceci s’applique également aux
visiteurs des tombes qui recherchent l’intercession des saints et leur
demandent des choses que seul Allâh — Exalté soit-Il — peut accomplir.
» Pis encore, Muhammad Ibn `Abd Al-Wahhâb dit : « Leur hérésie est pire
que celle des idolâtres. »



Si on le souhaite, je pourrais également citer sa malheureuse et audacieuse sentence à ce sujet. Quoiqu’il en soit, il s’agit là brièvement de leur ligne de pensée,
qui comprend plusieurs points que nous allons passer en revue
succinctement. Notre propos s’articulera en deux volets, et nos
arbitres seront la raison et les textes de la révélation.



Leur subdivision du monothéisme en tawhîd ar-rubûbiyyah et en tawhîd al-ulûhiyyah est une subdivision inédite et inconnue avant Ibn Taymiyah, allant par ailleurs à l’encontre de la raison comme on pourra le constater
[4]. Lorsqu’une personne embrassait l’islam, le Messager d’Allâh — paix
et bénédictions sur lui — ne lui enseignait pas que le monothéisme
comportait deux volets et que l’on ne devenait musulman qu’après avoir
adhéré à tawhîd al-ulûhiyyah. Il ne fit aucune allusion à ce sujet, pas
même par un mot, et nul, parmi le salaf [5], dont les tenants de la
subdivision se réclament frauduleusement à tout bout de champ [6], n’a
opéré cette distinction.



Cette
subdivision n’a aucun sens car une vraie divinité est un vrai seigneur,
et une fausse divinité est un faux seigneur. Seul un seigneur est digne
d’être adoré et divinisé. Réciproquement, cela n’a aucun sens d’adorer
celui qu’on ne tient pas pour un seigneur capable d’octroyer le bien et
d’infliger le mal. L’un est la conséquence de l’autre comme cela est
stipulé dans la Parole du Très-Haut : «
Il est le Seigneur des cieux et de la terre et de tout ce qu’il y a
entre eux. Adore-Le donc, et sois constant dans Son adoration. Lui
connais-tu un égal ? »
[7]


Ainsi,
l’adoration est-elle la conséquence du statut de Seigneur. Si l’on ne
croit pas en effet que tel seigneur est capable d’octroyer le bien et
d’infliger le mal, alors cela n’a pas de sens de l’adorer, comme nous
venons de le dire. Le Très-Haut dit aussi : «
Que ne se prosternent-ils devant Allâh Qui fait sortir ce qui est caché
dans les cieux et la terre, et Qui sait ce que vous cachez et aussi ce
que vous divulguez ? »
[8] Ce verset indique qu’il ne
faut se prosterner que devant Celui dont la Toute-Puissance [9] est
avérée et qu’il est insensé de se prosterner devant autre que Lui.
Voilà pour l’aspect rationnel de la chose. C’est également ce
qu’établissent le Coran et la Sunnah.



Le Coran dit pour sa part : « Il (Allâh) ne va pas vous commander de prendre pour seigneurs Anges et Prophètes »
[10]. Il affirme ainsi la pluralité des seigneurs chez les idolâtres.
Malgré cette affirmation explicite du Coran selon laquelle les
polythéistes prenaient les anges pour des seigneurs, Ibn Taymiyah et
Muhammad Ibn `Abd Al-Wahhâb disent d’eux qu’ils étaient des
monothéistes dans le sens où ils adhéraient à tawhîd ar-rubûbiyyah et
ne reconnaissaient qu’un seigneur unique ; leur polythéisme ne
proviendrait ainsi que de leur refus de proclamer l’unicité de la
divinité !!



Joseph — paix sur lui — dit à ses deux compagnons de geôle, alors qu’il les invitait au monothéisme : « Lequel est meilleur : des seigneurs disparates ou Allâh, l’Unique, le Dominateur suprême ? » [11] Allâh — Exalté soit-Il — dit aussi : « Ils ne croient pas au Tout Miséricordieux. Dis : ’C’est Lui mon Seigneur’ » [12] ; les infidèles, quant à eux, ne le reconnaissent pas comme seigneur. La Parole du Très-Haut « Mais c’est Allâh, mon Seigneur » [13] vient également interpeler ceux qui nient Son statut de Seigneur.

Considèrons également les propos tenus pas les polythéistes le Jour de la Résurrection : « Par Allâh ! Nous étions certes dans un égarement évident, alors que nous faisions de vous des égaux au Seigneur des mondes »
[14]. Ainsi, ils élevaient leurs idoles au statut de seigneurs, comme
le suggère la lettre du texte. Considèrons aussi la Parole du Très-Haut
: « Et quand on leur dit : "Prosternez-vous devant le Tout Miséricordieux", ils disent : "Qu’est-ce donc que le Tout Miséricordieux ? Allons-nous nous prosterner devant ce que tu nous commandes ?" »
[15] Peut-on seulement admettre que celui qui profère de tels propos
puisse être considéré comme un monothéiste ou un croyant ? Ou encore : « Or ils disputent au sujet d’Allâh » [16] ; il existe de nombreux autres exemples que nous ne citerons pas, par souci de concision.



Ainsi
donc, ces infidèles n’adhéraient manifestement pas au tawhîd
ar-rubûbiyyah — contrairement à ce que prétendait Ibn Taymiyah. Joseph
— paix sur lui — n’invita ses compagnons de geôle à rien d’autre qu’au
tawhîd ar-rubûbiyyah, car il n’y a pas chez lui cette distinction entre
tawhîd ar-rubûbiyyah d’une part et tawhîd al-ulûhiyyah d’autre part.
Ibn Taymiyah et ses partisans connaîtraient-ils le monothéisme mieux
que Joseph — paix sur lui — et trouveraient-ils à redire dans son usage
du vocable « seigneurs » au lieu de « divinités » ?!



Allâh dit lors de l’établissement du pacte avec les hommes [17] : « Ne suis-je pas votre Seigneur ? »
[18] Si la reconnaissance d’Allâh comme seigneur unique ne suffisait
pas, et que ce critère se trouvait rempli par les polythéistes, sans
qu’il leur soit de la moindre utilité — comme le prétendait Ibn
Taymiyah —, alors il ne conviendrait pas d’établir le pacte de cette
façon et les hommes ne diraient pas le Jour de la Résurrection : « Vraiment, nous n’y avons pas fait attention »
[15]. Il aurait fallu qu’Allâh change la formulation du pacte de
manière à ce qu’ils proclament Son unicité en tant que divinité, étant
donné que tawhîd ar-rubûbiyyah ne suffirait pas — comme le prétendent
Ibn Taymiyah et ses partisans. Nous pouvons bien entendu développer ce
point davantage. Mais quoi qu’il en soit, Allâh S’est satisfait de la
reconnaissance de Son statut de Seigneur. Si le tawhîd ar-rubûbiyyah et
le tawhîd al-ulûhiyyah étaient dissociés, Il leur aurait demandé de
reconnaître Son statut de Divinité également.


À ce propos, on peut citer le verset suivant : « C’est Lui qui est dieu dans le ciel et dieu sur terre »
[19]. Il est dieu sur terre quand bien même il ne resterait plus
personne pour L’adorer comme cela sera le cas à la fin des temps. Si
les tenants de la subdivision du monothéisme objectent que, ce que l’on
entend par là, c’est qu’Il est digne d’être adoré, nous répondons alors
qu’il n’y a donc aucune différence entre le dieu et le seigneur,
puisque celui qui est digne d’être adoré n’est autre que le seigneur.
D’ailleurs, le débat entre Pharaon et Moïse — paix et bénédictions sur
lui — ne portait que sur la qualité de seigneur. Pharaon dit en effet :
« Je suis votre Seigneur le Très-Haut » [20] ; il dit aussi : « Si tu adoptes une autre divinité que moi, je te ferai prisonnier » [21] ; il est inutile de s’étendre davantage sur ce point.



Pour
ce qui est des preuves tirées de la Sunnah prouvant l’inconsistance de
cette thèse de la subdivision du monothéisme, on peut mentionner le
fait que les Anges interrogent le défunt sur son seigneur et non pas
sur son dieu ; les Anges ne sont, en effet, ni des taymiyens ni des
demeurés. Si l’on s’en tenait à cette thèse de la subdivision, il
aurait fallu que les Anges interrogent le défunt sur l’identité de son
dieu, et non pas sur celle de son seigneur, ou qu’ils l’interrogent sur
les deux à la fois !



Quant à la Parole du Très-Haut : « Si tu leur demandes qui a créé les cieux et la terre, ils répondront Allâh »
[2], elle signifie que les infidèles disent avec leurs langues ce en
quoi ils ne croient pas dans leur cœur, se pliant — bien malgré eux —
au besoin du moment, face aux arguments décisifs et aux signes
manifestes. Ils disent cela alors qu’ils n’en sont pas convaincus au
plus profond de leurs cœurs et de leurs consciences. La preuve en est
qu’ils associent à cette parole des actes démontrant leur mensonge,
qu’ils attribuent la capacité d’octroyer le mal et d’infliger le bien à
autre qu’à Lui, qu’ils ignorent complètement Allâh, et Lui préférent
autrui dans les affaires les plus prosaïques.


Par exemple, ils dirent à Hûd — paix sur lui — : « Nous dirons plutôt qu’une de nos divinités t’a affligé d’un mal. »
[22] Comment Ibn Taymiyah peut-il dire entre autres que ces gens
croient que les idoles ne peuvent infliger le mal ni octroyer le bien ?
Considèrons aussi ce qu’ils font de leurs cultures et de leurs bestiaux
: «
Ils disent : "Ceci est pour Allâh — d’après leurs prétentions — et ceci
pour nos divinités." Mais ce qui est pour leurs divinités ne parvient
pas à Allâh, tandis que ce qui est pour Allâh parvient à leurs
divinités. »
[23] Ils donnaient ainsi la préséance à
leurs divinités par rapport à Allâh — Exalté soit-Il — et ce, dans la
moindre de leurs affaires.



Au sujet de leurs croyances idolâtres, Allâh clarifie : « Nous ne vous voyons point accompagnés des intercesseurs que vous prétendiez être nos associés. »
[24] Il rappelle donc que ces gens croient que leurs divinités sont
associées à Allâh. Un exemple qui caractérise cette croyance réside en
la parole de Abû Sufyân lors de la bataille de Uhud : "Ô Hubal, sois supérieur" ce à quoi le Prophète — paix et bénédictions sur lui — répondit : « Allâh est le Supérieur le Magnifique ».
Après lecture de ces paroles, où parvient-on à déceler le moindre
soupçon de ce monothéisme qu’Ibn Taymiyah attribue aux polythéistes, à
travers tawhîd ar-rubûbiyyah, lorsqu’il dit qu’ils sont en cela
parfaitement semblables aux musulmans mais qu’il leur manque tawhîd
al-ulûhiyyah pour parfaire leur monothéisme ?



Plus probante encore est cette parole divine : « N’injuriez pas ceux qu’ils invoquent en dehors d’Allâh, car par agressivité, ils injurieraient Allâh, dans leur ignorance. »
[25]. De nombreux autres versets de ce genre existent, mais qu’il
serait long de développer ici. Perçoit-on donc chez ces polythéistes un
quelconque monothéisme digne d’être qualifié de "credo" (`aqîdah) ?

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Re: Critique de la subdivision du tawhîd en ulûhiyyah et en...

Message par Musulmane le Lun 25 Mai 2009, 23:58

Mais,
malgré tout, les taymiyens diront que les idolâtres adhéraient à tawhîd
ar-rubûbiyyah et que les Messagers ne les combattirent que pour
promouvoir tawhîd al-ulûhiyyah, dont l’abandon est la seule raison
justifiant leur infidélité ! J’ignore à quoi rime cette restriction
alors que les idolâtres ont démenti les Prophètes, rejeté la
révélation, rendu licites les interdits, nié la résurrection et le Jour
dernier, affirmé qu’Allâh avait une compagne, un enfant et que les
anges étaient Ses filles : « Certes, ils disent dans leur calomnie :
"Allâh a engendré" ; mais ce sont certainement des menteurs ! » [26]
Les Messagers ne les auraient donc combattus pour rien de tout cela,
mais uniquement parce qu’ils n’adhéraient pas à tawhîd al-ulûhiyyah —
comme ils le prétendent ! Et en dehors de ce point, ils seraient
parfaitement semblables aux musulmans ! Et les musulmans seraient même
pires, selon Ibn `Abd Al-Wahhâb !



Laissant
tout cela de côté, nous ajoutons pour les tenants de cette subdivision
: À supposer qu’il y ait une différence entre tawhîd ar-rubûbiyyah et
tawhîd al-ulûhiyyah — comme ils le prétendent —, le tawassul [3] ne
contrevient en rien à tawhîd al-ulûhiyyah, car il ne relève en rien de
l’adoration, que ce soit au plan linguistique, juridique ou coutumier.
Nul n’a jamais dit que le fait d’invoquer ou d’implorer l’intercession
des gens pieux était un acte d’adoration. Le Messager — paix et
bénédictions sur lui — ne nous a rien dit de tel non plus. S’il
s’agissait d’un culte ou d’un semblant de culte, cela ne serait
autorisé ni par l’entremise d’une personne vivante ni par l’entremise
d’un défunt.



Si
quelqu’un objecte qu’Allâh est plus proche de nous que notre veine
jugulaire et qu’il n’y a, par conséquent, nul besoin d’un
intermédiaire, nous lui répondons : « Tu as retenu une vérité alors que de nombreuses autres t’ont échappé. »
Cette opinion qui est tienne implique que l’on délaisse les causes et
les moyens dans toutes les affaires, alors que le monde est pourtant
fondé sur une Sagesse dans laquelle la loi de causalité occupe une
place primordiale.



Cela
implique aussi qu’il n’y aurait pas d’intercession le Jour de la
Résurrection — chose pourtant nécessairement connue de la religion —
parce que, selon cette opinion, il n’y a nul besoin d’intercession,
puisqu’Allâh n’a pas besoin d’un intermédiaire, étant Lui-Même plus
proche que l’intermédiaire. Cela implique aussi que `Umar se soit
trompé lorsqu’il dit : « Nous nous adressons à Toi par l’oncle de Ton Prophète, Al-`Abbâs. »



Au
final, cela reviendrait à nier la causalité, ce qui contredit la loi
divine sur laquelle se fondent tous ces mondes, du début à la fin. Cela
implique aussi que les détracteurs du tawassul [3] se rendent coupables
de ce dont ils accusent les musulmans, car ils ne peuvent point
délaisser les causes et les moyens : ce sont d’ailleurs ceux qui s’y
accrochent le plus.



Nous
devons également souligner que la distinction entre le vivant et le
mort dans ce domaine n’a aucun sens, étant donné que la personne qui
implore l’intercession ne demande rien au défunt, mais s’adresse à
Allâh en faisant valoir la dignité de ce défunt auprès d’Allâh, Son
amour pour lui, et ainsi de suite. S’agit-il d’une divinisation ou
d’une adoration du défunt ? Ou bien est-ce la vérité qui ne fait point
de doute ? En vérité, ce sont des gens qui hasardent des opinions sans
examen minutieux. Comment en serait-il autrement alors que le tawassul
[3] est permis ? Son mérite est même connu, chez l’ensemble des
musulmans.



On
pourra se reporter aux ouvrages de référence des quatre écoles
juridiques, y compris l’école hambalite, pour ce qui concerne les
règles de bienséance à observer lors de la visite du Prophète — paix et
bénédictions sur lui — où il est recommandé de supplier Allâh — Exalté
soit-Il — par l’entremise du Prophète. Jusqu’à ce que vienne Ibn
Taymiyah, diverge du consensus et s’oppose à ce qui est établi dans les
consciences saines, se plaçant ainsi en porte-à-faux aussi bien
vis-à-vis de la raison que vis-à-vis des textes de la révélation.



P.-S.
Traduit de l’arabe du site Al-Razi.net.
Notes

[1]
L’expression tawhîd ar-rubûbiyyah désigne la proclamation de l’unicité
d’Allâh en Sa qualité de seigneur ; le terme rubûbiyyah dérive de rabb
(seigneur) et désigne la qualité de seigneur. L’expression tawhîd
al-ulûhiyyah désigne la proclamation de l’unicité d’Allâh en Sa qualité
de divinité ; le terme ulûhiyyah dérive de ilâh (divinité ou dieu) et
désigne la qualité de dieu. La traduction de ces expressions
nécessitant des périphrases peu gracieuses, nous conserverons les
expressions arabes tawhîd ar-rubûbiyyah et tawhîd al-ulûhiyyah tout au
long de cet article. Bien entendu, le monothéisme dans son acception
islamique requiert que l’on proclame l’unicité d’Allâh en Sa qualité de
Seigneur et aussi en Sa qualité de Dieu, ce que nul ne conteste dans
cet article. NdT.


[2] Sourate 31, Luqmân, verset 25. NdT.

[3]
Pour de plus amples détails, conférer les développements de Sheikh
`Atiyyah Saqr sur la notion de tawassul publiés sur notre site. NdT.


[4]
Le monothéisme, en arabe tawhîd, consiste à proclamer l’unicité de Dieu
— Exalté soit-Il. Il est à la fois le Seigneur et Créateur de l’Univers
et de toutes les créatures qu’il renferme, et Il est la seule divinité
digne d’être adorée. « Rien n’est à Sa ressemblance et Il est l’Audient
le Clairvoyant. » Tout monothéiste, au sens islamique du terme, doit
nécessairement proclamer l’unicité de Dieu ainsi définie. Nul ne peut
être monothéiste à moitié, le monothéisme ne se fragmente pas, telle
est, en substance, la thèse défendue dans cet article par Sheikh Yûsuf
Ad-Dijwî — qu’Allâh lui fasse miséricorde. NdT.


[5]
Le terme salaf, souvent traduit par « pieux prédécesseurs », désigne
dans la terminologie musulmane les premiers musulmans, et notamment les
trois premières générations, à savoir les Compagnons du Prophète —
qu’Allâh les agrée —, leurs Successeurs et les Successeurs des
Successeurs ; leurs opinions et pratiques servent d’argument dans les
questions théologiques sous certaines conditions que nous n’aborderons
pas dans cette note. Parfois, ce terme est utilisé dans son sens
premier, c’est-à-dire « prédécesseurs ». NdT.


[6]
Sheikh Ad-Dijwî fait allusion ici aux soi-disants disciples d’Ibn
Taymiyah et du salaf, qui se présentent comme étant les "salafis". NdT.


[7] Sourate 19, Maryam, Marie verset 65. NdT.

[8] Sourate 27, An-Naml, Les Fourmis, verset 25. NdT.

[9] La Toute-Puissance est une caractéristique du Vrai Seigneur. NdT.

[10] Sourate 3, Âl `Imrân, La Famille d’Amram, verset 80. NdT.

[11] Sourate 12, Yûsuf, Jospeh, verset 39. NdT.

[12] Sourate 13, Ar-Ra`d, Le Tonnerre, verset 30. NdT.

[13] Sourate 18, Al-Kahf, La Caverne, verset 38. NdT

[14] Sourate 26, Ash-Shu`arâ’, Les Poètes, versets 97 et 98. NdT.

[15] Sourate 25, Al-Furqân, Le Discernement, verset 60. NdT.

[16] Sourate 13, Ar-Ra`d, Le Tonnerre, verset 13. NdT.

[17]
L’établissement du pacte renvoie au pacte mentionné dans le verset 172
de la sourate Al-A`râf : « Et quand ton Seigneur tira des reins des
fils d’Adam leur descendance et les fit témoigner contre eux-mêmes :
"Ne suis-Je pas votre Seigneur ?" Ils répondirent : "Mais si, nous en
témoignons..." - afin que vous ne disiez point, au Jour de la
Résurrection : "Vraiment, nous n’y avons pas fait attention" ». NdT.


[18] Sourate 7, Al-A`râf, Les Limbes, verset 172. NdT.

[19] Sourate 43, Az-Zukhruf, L’Ornement, verset 84. NdT.

[20] Sourate 79, An-Nâzi`ât, Les Tireuses, verset 24. NdT.

[21] Sourate 26, Ash-Shu`arâ’, Les Poètes, verset 29. NdT.

[22] Sourate 11, Hûd, verset 54. NdT.

[23] Sourate 6, Al-An`âm, Les Bestiaux, verset 136. NdT.

[24] Sourate 6, Al-An`âm, Les Bestiaux, verset 94. NdT.

[25] Sourate 6, Al-An`âm, Les Bestiaux, verset 108. NdT.

[26] Sourate 37, As-Sâffât, versets 151 et 152. NdT.




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